"Les squatts ne sont pas les seuls immeubles représentant un danger potentiel. Le département compte encore de nombreux hôtels meublés mal entretenus et plusieurs centaines de logements insalubres. Quelques meublés ont été fermés. Mais pas toujours à temps. Le 25 août, un incendie a nécessité l'évacuation d'un modeste hôtel à Clichy (...) Le préfet a décidé d'intensifier les contrôles", pouvait-on lire hier dans l'édition des Hauts-de-Seine du Parisien.
Les contrôles, c'est bien, encore faut-il qu'ils soient suivis d'effets et que des mesures coercitives soient prises à l'encontre des propriétaires récalcitrants. Pour le 12 rue Arago à Puteaux par exemple, la Municipalité était au courant depuis 1991 et la Préfecture depuis 1992. Pourtant les travaux n'ont réellement commencé que le 12 juillet 2005. (voir notre dossier)
Les contrôles doivent être également beaucoup plus systématiques. Il a fallu l'OPAH du Vieux Puteaux pour découvrir que nombre de peintures étaient riches en plomb. En effet, pour obtenir des subventions, les propriétaires devaient faire faire le diagnostic. Ce qui signifie que pendant des années les locataires ont été exposés à cette substance aux effets ravageurs notamment sur les enfants.
Ces locataires ont dû depuis quitter Puteaux, la réhabilitation ne les concernera pas puisque qu'aucun système de conventionnement des loyers n'a été mis en place pour qu'ils puissent rester. Ils n'auront connu de Puteaux que les taudis.
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