Plusieurs centaines de personnes ont pris part samedi matin à une marche silencieuse à Clichy-sous-Bois (Seine-Saint-Denis) en hommage aux deux adolescents, Bouna Traoré 15 ans et Zyed Benna 17 ans, retrouvés électrocutés dans un transformateur EDF. Après avoir lancé un appel au calme, le maire PS de Clichy-sous-Bois, Claude Dilain, a souhaité qu'une version "irréfutable" des événements de jeudi soir soit rapidement "établie et publiée".
Selon Me Jean-Pierre Mignard, conseil des familles, une course-poursuite aurait bel et bien eu lieu avec la police avant que ne se produise l'accident qui a enflammé les banlieues. L'avocat s'est rendu, vendredi dernier, au chevet du jeune Muhittin, seul rescapé du drame, actuellement soigné à l'hôpital Saint-Antoine.
Grièvement brûlé, le jeune homme est revenu sur ses premières déclarations : "Il nous a assuré qu'il était poursuivi quand il s'est réfugié dans le transformateur avec ses deux camarades, soutient Me Mignard. Il dit notamment avoir vu un policier en civil, vêtu de sombre, lui courir après avec une arme ressemblant à un flash-ball." L'entretien a duré 45 minutes. En raison de son état de faiblesse, la jeune victime garde des souvenirs confus. Une semaine auparavant, les policiers avaient consigné sur une douzaine de pages de procès-verbaux une première version contradictoire, où il n'était alors pas question de traque.
"Les conditions de cette première audition sont sujettes à caution, lance l'avocat. Muhittin a été interrogé à sa sortie de réveil, à l'hôpital Beaujon où il avait été admis dans un premier temps. Vendredi dernier, il cherchait encore ses mots pour s'exprimer. Je ne sais comment il pouvait être une semaine auparavant. Les blessures l'avaient même empêché de signer le procès-verbal".
A lire dans Le Figaro du 7 novembre 2005
N'oublions pas que Jean-Pierre Mignard est, depuis 20 ans, un ami intime de François Hollande, considéré comme faisant partie de son "réseau".
On s'étonne que les familles n'aient trouvé que lui sur les 18 000 avocats du barreau de paris, sans compter celui de Seine-Saint-Denis.
On s'étonne moins en revanche de son obstination à porter l'affaire au pénal.
Ce qui est amusant, c'est que certains ont poussé les hauts cris en apprenant la relation de Sarko avec une journaliste du Figaro, hurlant à la collusion. Mais lorsque l'on apprend que l'avocat des familles est un copain de Hollande, tout le monde s'en fout. La récupération est pourtant évidente.
NJ : S'il avait été un copain de Sarkozy, c'est sûr qu'on aurait été plus étonné ! Ce qui compte, c'est qu'on sache rapidement ce qui s'est passé. Et c'est à la justice de faire son travail.
Rédigé par : koz | lundi 07 novembre 2005 à 15h20