Les dirigeants des 53 pays africains et le Président français, Jacques Chirac, sont attendus ce week-end à Bamako (Mali) pour le 23ème sommet Afrique-France. Centré sur le thème de la jeunesse, ce sommet devrait aussi aborder les conflits qui secouent le continent, de la Côte d'Ivoire au Darfour.
Les problèmes de la jeunesse africaine, poussée à l'émigration faute de perspectives sur place, ont été mis en évidence lors de la poussée migratoire africaine en septembre sur les enclaves espagnoles au Maroc de Ceuta et Melilla. (Voir note du 10 octobre 2005)
Alors que la France resserre son dispositif de contrôle de l'immigration, M. Douste-Blazy doit effectuer aujourd'hui une visite dans la région de Kayes (ouest du Mali), principale pourvoyeuse malienne d'émigrants vers la France. Le ministre français doit y soutenir le principe du codéveloppement : une aide au développement de perspectives économiques sur place, alternative à l'exode vers l'Europe. (...)
Voir Le Monde du vendredi 2 décembre 2005 et un CR de la réunion ministérielle préparatoire sur Jeune Afrique
En France ont se demande surtout quel avenir pour les jeunes Français.
Rédigé par : Bob | dimanche 04 décembre 2005 à 19h26
et à Puteaux, quel avenir pour les jeunes Putéoliens.
Rédigé par : Nadine Jeanne | lundi 05 décembre 2005 à 04h14
Je ne sais pourquoi, mais j'ai du mal avec ces commentaires, "les jeunes français", les jeunes putéoliens, les jeunes cantiliens....
Je trouve qu'écrire les différences, c'est déjà réduire le champ des possibles...
Rédigé par : chantal Treguer | lundi 05 décembre 2005 à 11h30
Ma réponse était provocatrice. En effet, je ne pense pas que l'on puisse durablement résoudre les problèmes en s'enfermant dans un périmètre donné. Si l'on n'aide pas l'Afrique à sortir de la misère et de la corruption, il y aura toujours plus d'immigration. Comme je l'écrivais à propos de ces migrants lâchés en plein désert par les autorités marocaines, on aura beau bâtir de hautes murailles autour de l'Europe, ceux qui n'ont aucun avenir chez eux continueront à vouloir atteindre ce qu'ils perçoivent comme un eldorado.La lutte contre les inégalités doit se mener à toutes les échelles : à l'échelle locale car même dans une ville très riche comme celle où j'habite,il y a des personnes qui vivent dans des taudis et qui n'arrivent pas à s'en sortir, à l'échelle nationale car le fossé ne cesse de se creuser entre villes riches et villes pauvres (les villes riches d'Ile-de-France ayant même réussi à diminuer leur versement au fonds de solidarité des communes)tout comme à l'échelle internationale.
Rédigé par : Nadine Jeanne | lundi 05 décembre 2005 à 12h40
Le problème,Bob, Nadine, Chantal, c'est qu'il y a trop de problèmes et que chacun d'entre eux est tellement profonds et accaparants, - dans une journée qui ne comporte que 24 heures -, qu'on peut se demander, à juste titre, si on peut s'occuper de chacun d'entre eux avec l'intensité qu'il mérite. Ou encore, en voulant bien faire, si en se préoccupant de tous les problèmes, on ne fait pas pire que mieux: se disperser est la pire des choses. Que d'énergie perdue! Approche consensuelle s'il en est, d'accord, mais combien vraie! Non?
Rédigé par : Minnelli | lundi 05 décembre 2005 à 13h54
Chacun son niveau d'action : le mien c'est l'échelon local. Mais pour ce qui est de l'analyse, on est obligé d'aller voir un peu plus loin que le bout de son nez c'est-à-dire de son territoire de prédilection.
Rédigé par : Nadine Jeanne | lundi 05 décembre 2005 à 15h27
"...aller voir un peu plus loin que le bout de son nez...". Non, Nadine, aller voir plus loin, oui, pas UN PEU plus loin. De là à s'occuper de tous les problèmes avec la même intensité, il y a une marge. C'est bien ce que nous disions.
Rédigé par : Minnelli | lundi 05 décembre 2005 à 16h10
C'est surtout que l'on ne peut pas aider quelqu'un à se relever si l'on est à genoux. On ne peut pas aider son voisin si on est soi même dans la difficulté.
Il vaut mieux régler "ses" problèmes et ensuite aider ceux qui sont dans le besoin.Les idées peuvent aller plus loin que le bout de son nez, mais les actions importantes doivent rester au niveau de son térritoire.
Bien à vous.
Rédigé par : Bob | lundi 05 décembre 2005 à 16h56
Nous sommes bien d'accord. Ne pas oublier cependant que partout la même logique est à l'oeuvre. Les riches sont toujours plus riches et les pauvres toujours plus pauvres.
Rédigé par : Nadine Jeanne | lundi 05 décembre 2005 à 17h08
J'ai dit ailleurs et je le redis ici après les émeutes des banlieues nous allons connaître la révolte des pauvres.
Rédigé par : Minnelli | lundi 05 décembre 2005 à 23h16
La lutte des classes n'est pas un combat c'est une utopie, c'est un peu comme voiloir faire vivre à tout le monde la même vie, nous ne sommes pas égaux devant, la maladie, l'intelligence, le courage enfin devant tous ce qui fait que l'Homme et différent donc nous ne récoltons pas les mêmes choses. Oui il y a des riches et des pauvres certain sont riche mais le mérite je ne vais pas reprocher le salaire d'un médecin, j'aurais honte d'être payer plus ou pareil qu'un pompier. Certain son pauvre et ne le mérite pas. Je ne me met pas en tête d'allez règler les gros problemes de mon voisin quand j'en ai moi même, je fais donc preuve de modestie et j'avance.
Bien à vous.
Rédigé par : Bob | mardi 06 décembre 2005 à 11h36
Par définition, une révolte échappe au raisonnement. A un moment de l'Histoire, des voitures crament, ici et là. Chacun agit en fonction de son raz-le-bol personnel. Ce trop plein est individuel donc différent de celui du voisin MAIS il est ressenti au même instant, et ça fait BOUM, partout.
Je crains cette révolte car je crains la direction qui peut lui être donnée par les manipulateurs de l'opinion public. L'Histoire est éloquente à cet égard.
Il ne s'agit pas ici de "lutte des classes", mais de la conscience de ne rien avoir à soi alors que les autres ont tout, de la conscience de n'avoir rien à perdre et du bonheur égoïste d'en placer d'autres dans la même situation!
La révolte est toujours méchante et AVEUGLE.
C'est elle qu'il faut craindre.C'est elle qu'il faut prévenir. Voilà, Bob, ce que je veux dire.
Rédigé par : Minnelli | mardi 06 décembre 2005 à 13h32
@Minnelli
Je comprend ce que vous voulez dire, mais il victimiser par exemple les "émeutes" en un sois disant méssage social sois disant car on n'a rien et les autres ont tout me parait un peu simpliste.
Les écoles ne sont pas les leurs ?
Les gymnases ne sont pas les leurs ?
Rédigé par : Bob | mardi 06 décembre 2005 à 21h26
Le rôle d'un "politique" c'est de replacer les actions individuelles dans un contexte plus général.
Il n'est pas question d'excuser en quoi que ce soit les destructions et les violences qui se sont produites. Et, comme vous le soulignez Bob, les habitants des quartiers "sensibles" sont les premières victimes de ces violences et de ces destructions. Toutefois, comme le souligne Minelli, dans une situation de tension de plus en plus accrue, il arrive que certains explosent et la révolte est alors aveugle et destructrice.
Il est donc plus qu'urgent de donner un débouché politique à ce ras-le-bol. D'abord faire comprendre à tous que le principal moyen de faire changer les choses en démocratie, c'est le bulletin de vote. Ensuite, c'est aux élus de s'entourer d'une équipe compétente et d'améliorer la situation chacun à son niveau. Enfin, c'est aux partis politiques que revient l'élaboration d'une plateforme globale qui tient compte de tous les tenants et les aboutissants des problèmes que nous rencontrons, de définir où sont les responsabilités et comment mieux redistribuer les richesses.
Je ne peux qu'appeler chaque citoyen à s'engager. Posons les problèmes,cherchons ensemble les solutions à court terme et à long terme, construisons ensemble un monde meilleur où chacun aura un avenir.Mais attention, il ne faut pas espérer avoir tout tout de suite, c'est le meilleur moyen de ne rien obtenir.
Rédigé par : Nadine Jeanne | mercredi 07 décembre 2005 à 10h41
ça fait un momment que les socialistes nous promettent monts et merveille elles sont où leur idées qui vont nous sortir de la crise ? Il n'y a pas de raz-le-bol des Français pour la politique actuel, seulement une exaspération des solutions.
Enfin c'est ce que je pense, je ne prétend pas non plus représenter la France.
Rédigé par : Bob | jeudi 08 décembre 2005 à 02h01
Il est toujours plus facile de critiquer en restant à l'extérieur que de s'engager.S'engager, ça veut dire participer à l'élaboration de solutions. Je crois que pour sa part le gouvernement de Lionel Jospin avait fait évoluer la situation dans le bon sens : la police de proximité pour la sécurité,les 35 h (qui malgré les ratés ont tout de même contribué à créer nombre d'emplois), les emplois-jeunes que la droite veut maintenant rétablir, la loi SRU pour le logement social ... Que ce ne soit pas suffisant, personne ne le contestera mais que chacun s'implique et apporte ses idées et nous avancerons plus vite.
Rédigé par : Nadine Jeanne | dimanche 11 décembre 2005 à 11h57