Le député socialiste Dominique Strauss-Kahn a fait porter vendredi 30 décembre au président Jacques Chirac la liste de plus de 42.000 signataires de la pétition pour l'abrogation de l'article 4 de la loi du 23 février 2005, qui évoque le "rôle positif" de la colonisation.
A l'initiative de cette pétition, le député avait réclamé l'abrogation de cet article "au plus tard lors des vœux présidentiels du 31 décembre". Mercredi 4 janvier, lors de ses voeux à la presse, Jacques Chirac s'est prononcé pour sa réécriture. (Le Monde du 04.01.2006)
A lire également "Abrogation de l'article 4 : le voeu du groupe socialiste au Conseil général des Hauts-de-Seine" sur PS92.com
La gauche récupére tout, sans distinction ! Ce qui compte c'est faire parler d'elle puisqu'elle n'a rien à dire ! Mais attention, les français ne sont pas que des sots et ont de la mémoire !
Rédigé par: Tex | jeudi 05 janvier 2006 à 01h30
En l'occurence, je trouve que la gauche ne fait pas assez parler d'elle. Les médias sont davantage accaparés par les faits et gestes du roitelet des Hauts-de-Seine.
Rédigé par: Nadine Jeanne | jeudi 05 janvier 2006 à 09h47
Accepter de faire confiance à la liberté de débattre, c'est véritablement là, où le mot République prend tout son sens...
Quels seront les effets positifs de la pétition lancée par DSK sur l'abrogation de l'Art 4 de la Loi du 23 février 2005?
C'est Nimrod, un écrivain Tchadien qui m'a donné à réfléchir... dans son dernier ouvrage, il dit en quelque sorte : " le malheur africain est la plaie béante du monde" ... Nous sommes plus dévalués aujourd'hui que du temps des luttes coloniales" et c'est peu dire. Lorsqu'il écrit cela, il pense aux évènement de Ceuta et Mililla...
Peut-on dire que le "devoir" d'un homme politique c'est de tenir compte du passé pour mieux prévoir l'avenir? Un homme politique écrit l'histoire au présent, doit' il réécrire l'histoire?.
L'histoire appartient à la mémoire collective. Difficile de rester "neutre" lorsqu'elle ravive autant de douleurs et de blessures.
Interdire l'expression de pensées "contraires", c'est accepter de "légaliser" une vérité ; "une vérité officiellement reconnue".
Peut-on gouverner la pensée?
Accepter de faire confiance à la liberté de débattre, c'est véritablement là, où le mot République prend tout son sens.
Ce débat intéresse au plus haut point les historiens et dépasse sans doute le cadre de la Loi.
Humblement. (suite du post : "place aux historiens")
Rédigé par: chantal | jeudi 05 janvier 2006 à 10h55
je vois bien dans cette attitude le comportement habituel faible et ambigu de Jacques Chirac. il cherche à récupérer les voix de gauche, pitoyable président que celui que nous avons là...
dans un pladoyer brillant, j'ai entendu le fils de Serge Klarsfeld expliquer sur LCI tout ce que la colonisation avait apporté et qui était soigneusement et systématiquement occulté ds les livres d'Histoire (alphabétisation, construction d'hopitaux et lutte contre la mortalité, construction d'infrastructures... la liste est longue.)
cette attitude de critique unilatérale n'est donc pas équitable. si l'on parle du mauvais, il faut aussi parler du bon ou il s'agit d'une falsification en règle de l'Histoire...
Rédigé par: Phil | jeudi 05 janvier 2006 à 23h14
C'est ridicule de critiquer jacques Chirac de cette manière. Il s'écarte aujourd'hui des rivalités Gauche / Droite, il n'a plus d'ambitions électorals et il parle aujourd'hui davantage selon ces propres convictions. Il faut au contraire se réjouir de voir un homme de son rang adopter une attitude pareille sachant être en désaccord avec les personnes de son parti et favorable à des idées dites plus de "gauches". Si seulement les politiques faisait preuve de moins de démagogie comme le fait chirac en ce moment, le débat politique interesserait davantage les français et les jeunes en particulier.
Rédigé par: Alex | vendredi 06 janvier 2006 à 16h33
je crois Alex que vous n'avez rien compris, par naïveté ou plutôt parce que cela vous arrange.
Jacques Chirac n'a jamais eu de conviction en quoi que ce soit (comme Francois Mitterrand d'ailleurs) mais n'a jamais navigué qu'en fonction de ses ambitions et de l'intérêt personnel qu'il pouvait y trouver.
il est ici fidèle à son absence totale de conviction et de sincérité, n'agissant que par calcul, même s'il s'agit de celui de son parti et non plus du sien propre.
une telle attitude est tout à fait méprisable, s'agissant d'une participation à la falsification de l'Histoire, telle qu'elle est déformée dans les manuels depuis déjà plusieurs décennies. ce que, en homme cultivé, il ne peut ignorer...
Rédigé par: Phil | vendredi 06 janvier 2006 à 19h26
Phil écrit "...si l'on parle du mauvais, il faut aussi parler du bon..."
Aux yeux de qui? Qui fera le tri? Le jeu en valait-il la chandelle? Ce "bon" nécéssitait-il le "mauvais"? Ne serait-il pac venu de toute façon? Qu'en pense la population des anciennes colonies?
Rédigé par: Minnelli | mardi 17 janvier 2006 à 11h51