Naissance d'une nouvelle confédération syndicale à l'échelle mondiale
Des délégués venus des principaux syndicats du monde ont lancé ce mercredi à Vienne -où ils sont réunis jusqu'à la fin de la semaine- une nouvelle fédération mondiale chargée de veiller à ce que les droits des travailleurs ne soient pas oubliés dans le sillage de la mondialisation économique.
Ce premier congrès a donné naissance à la CSI (Confédération syndicale internationale) dont le Britannique Guy Ryder a toutes les chances d'être le premier secrétaire général.
Celui-ci avait estimé lors du Forum social mondial de Porto Alegre (Brésil) en janvier 2005, que "le fort impact négatif de la mondialisation néolibérale sur les travailleurs", et "la difficulté de trouver des réponses syndicales nationales sans prendre en compte les enjeux internationaux posés" justifiaient la création de cette nouvelle organisation.
Lire le communiqué de l'AP sur le site du Nouvel obs

A quand la mondialisation du syndicalisme?
LA SOLUTION?
En tous les cas, beau thème de dissertation.
Rédigé par: Minnelli | le jeudi 02 novembre 2006 à 14h21
C'est un premier pas ; la confédération ne regroupe pour l'instant que 10% des travailleurs du monde entier. Chaque problème ne peut se régler qu'à la bonne échelle, locale, nationale, européenne ou mondiale.
Que se construise à ce dernier niveau, un groupe représentant les intérêts des travailleurs peut apparaître comme positif.
Quant à savoir s'il pourra peser et comment, c'est une autre histoire...
Rédigé par: Nadine Jeanne | le jeudi 02 novembre 2006 à 20h29
"...un groupe représentant les intérêts des travailleurs peut apparaître comme positif" Nadine dixit"
PEUT? PEUT? !!!
Jusqu'à présent les ONG ont été plus promptes à s'approprier le Net pour dénoncer les scandales de certaines multinationales et déclencher des boycotts. Les syndicalistes d'ici sont trop souvent le nez dans le guidon - à se battre pour des emplois qui leur filent entre les doigts - pour échafauder des stratégies planétaires. Mais, S'ILS LE VEULENT, ils ont les moyens d'agir, ici, pour empêcher que, là-bas, leurs entreprises mettent leurs salariés en danger, empoisonnent l'environnement, enrôlent des enfants dans la production.
C'est le défi de la CIS : passer de la bureaucratie à l'influence, du lobbying à l'action.
Rédigé par: Minnelli | le vendredi 03 novembre 2006 à 13h40
J'espère qu'elle parviendra à relever ce défi encore faut-il qu'elle devienne plus représentative et que les différents "courants" se mettent d'accord entre eux. Ce ne sera pas facile mais Guy Ryder est quelqu'un de très déterminé.
Rédigé par: Nadine Jeanne | le vendredi 03 novembre 2006 à 19h45
Espérons tout du moins que les dirigeants de cettte nouvelle fédération mondiale ne court-circuiterons pas la paroles des syndicats membres comme a pu le faire la commission executive de la commission européenne des syndicats au moment de la campagne pour la constitution européenne. Pour mémoire, les syndicats européens s'étaient exprimé par un vote au sein de la CES (commission européenne des syndicats) pour le non à cette constitution néo libérale, mais la commission exécutive aux mains des sociaux libéraux blairistes s'étaient positionné pour le oui.
Ce qui à permis à nos socialistes français de cautionner leurs engagements sur le fait qu'ils étaient sur la même ligne que les syndicats européens !!!!
Rédigé par: LDB | le lundi 06 novembre 2006 à 10h04
Parfaitement d'accord avec LDB.
Rédigé par: Minnelli | le mardi 07 novembre 2006 à 15h47