Dans le petit livret distribué lors de la fête des associations, la Ville a recensé 64 associations putéoliennes : 13 « loisirs et culture », 6 « quartiers », 1 « protection des animaux », 22 « solidarité et social », 2 associations cultuelles (ACCIP et solidarité islamique), 8 « anciens combattants », 9 « jeunesse et éducation » et 3 « petite enfance ». Le bilan est maigre (dans les villes de même importance, on compte jusqu’à 200 associations de ce type) mais surtout ne reflète pas la réalité à savoir la naissance et la dissolution rapide de nombre d’associations non encouragées à continuer.
En effet, la politique municipale n’est guère incitative : la municipalité se réserve le monopole de l’animation et gare à ceux qui voudraient faire quelque chose de leur propre initiative, les présidents qui déplaisent à la majorité sont priés de démissionner ou démissionnent d’eux-mêmes, mieux la municipalité peut aller jusqu’à favoriser la création d’une association sur le même quartier et avec les mêmes objectifs pour en concurrencer une autre qu’elle trouve trop indépendante.
Au moindre soupçon d’indépendance, la subvention peut être réduite ou même supprimée : Le Navire qui accueille plus de 70 enfants et adolescents le soir après la classe ainsi que le mercredi et les week-ends ne reçoit plus de subvention depuis 2004. D’autres n’en ont jamais reçu comme la FCPE (Fédération des conseils de parents d’élèves) de Puteaux.
En dehors de quelques associations bien vues par la municipalité comme la SHALP et la compagnie Chantecoq qui reçoivent chacune 10.000 euros de subventions, celles-ci sont souvent calculées au plus juste même lorsqu’il s’agit d’associations à vocation sociale (REMI qui s’occupe de la réinsertion des demandeurs d’emploi 1000 € au lieu des 3.000 demandés, 364 € pour la Ligue nationale contre le cancer dont les bénévoles interviennent pourtant sur Puteaux…).
Le climat n’est donc pas propice au développement de la vie associative et culturelle. On nous rétorquera que les Putéoliens peuvent faire de nombreuses activités au palais de la culture et ailleurs mais l’esprit n’est pas le même : dans l’un des cas, on monte son propre projet et on s’organise à son idée, dans l’autre on devient un simple client redevable à la municipalité et sans aucune liberté.
Les associations sont pourtant une force vive fabuleuse de diversité, d’énergie, d’enthousiasme et le rôle d’une Ville doit être de les aider à concrétiser leurs projets. Nous aurions ainsi des animation plus vivantes et surtout beaucoup plus de solidarité et d’échanges entre les habitants de tous âges, de tous milieux et de toutes origines. Rien de tel pour lutter contre le communautarisme ambiant qui sépare au lieu de réunir.
Il y a un peu plus d’un siècle, Waldeck Rousseau, initiateur de la loi de 1901, déclarait :
« Il faut que partout se développe et se réalise le principe de l’association qui, confondant tous les intérêts, rapproche les hommes, leur apprend à s’aider, à se connaître, et substitue à l’égoïsme individuel la loi féconde de la fraternité. »
C’est ce beau principe que nous voulons voir revivre à Puteaux
Nadine Jeanne pour le groupe Gauche plurielle
ecrire@ps-puteaux.com
Permanence : 1er et 3ème samedis du mois de 10h45 à 12h à la maison des associations
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