Projet de loi Borloo : La France tend-elle un piège aux vieux immigrés ?
Les vieux travailleurs immigrés -"les chibanis"- sont nombreux à Puteaux comme ailleurs. Venus en France lors des "trente glorieuses", ils ont travaillé dans le bâtiment ou l'industrie automobile et sont aujourd'hui retraités. Si certains veulent rester en France où ils ont tous leurs repères, d'autres y restent par obligation pour ne pas perdre leurs droits.
Pour ces derniers, la déclaration de Jean-Louis Borloo annonçant qu’un projet de loi prévoyait une allocation pour que les vieux migrants puissent retourner vivre plus longtemps dans leur pays d’origine sans pour autant perdre certaines aides a fait l'effet d'une petite bombe. Cela fait longtemps que des associations demandent qu’ils puissent bénéficier de telles conditions.
Les militants associatifs devraient donc être satisfaits, mais ce n’est pas le cas. Le texte prévoit la signature d’un contrat qui donne droit à une allocation spéciale pour les immigrés qui s’engagent à vivre jusqu’à neuf mois dans leur pays d’origine et le reste en France. Son montant correspondra, en théorie, à celui de l’aide personnalisée au logement que le signataire perdra, de même que le minimum vieillesse (environ 600 euros), en paraphant le document.
La mesure serait destinée à désengorger les foyers Sonacotra sans que l’Etat n’ait à débourser un centime. Très sélective, elle ne s’appliquerait qu’aux célibataires, aux bénéficiaires de l’aide au logement et à ceux qui résident en France de façon régulière et ininterrompue depuis 15 ans. (...)
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Sur les vieux travailleurs immigrés de Puteaux, voir ma note ZAC des Bergères : Locataires en attente de relogement
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