Les voeux-programme de Ségolène Royal
Les vœux aux Français de Ségolène Royal, jeudi 4 janvier, ont pris la forme d'un véritable discours-programme autour de quatre combats, au premier rang desquels figure celui pour la famille. Avec, en préambule, la promesse de ne se livrer à "aucune attaque personnelle" et de "tout faire pour que la campagne électorale soit de qualité", "pour élever le débat et pour que [le] choix soit éclairé".
La candidate socialiste à la présidentielle a annoncé que si elle est élue, son "premier combat sera pour les familles", notamment pour améliorer les conditions de logement, thème qui occupe à ce jour le premier plan de la campagne présidentielle. Elle a promis la construction des 120 000 logements sociaux nécessaires, "pour que le droit au logement oppposable ne soit pas qu'une promesse électorale", et envisagé que l'Etat puisse se substituer aux communes pour lancer lui-même des programmes de logement afin de faire face à la pénurie. (...)
Deuxième combat, l'éducation : "Tout enfant de moins de moins de 3 ans doit pouvoir être accueilli pour [que les parents puissent] concilier vie familiale et vie professionnelle", ceux de plus de 3 ans doivent pouvoir aller à la maternelle, et l'accompagnement scolaire doit être gratuit. Ségolène Royal s'est aussi engagée à ce que les jeunes ne restent pas plus de six mois au chômage sans formation ou proposition. Dans l'ensemble des régions, les bourses et emplois-tremplins doivent être généralisées.
Le troisième combat de la candidate socialiste vise à "réconcilier les Français avec l'entreprise" : la candidate prône un développement à la fois économique, social et environnemental. Dénonçant les contrastes salariaux, les injustices mais aussi les rigidités des pratiques de l'Etat, elle a estimé qu'il n'y a pas de fatalité aux désordres, et prôné l'émergence d'un syndicalisme de masse. Elle a aussi défendu des salaires de solidarité active "pour que nul ne travaille à perte", la lutte contre la vie chère et la précarité.
Elle a insisté sur son objectif d'"excellence environnementale", projet propice aux innovations et au développement.
Son quatrième combat sera celui d'une "Europe qui marche", et "qui protège et prépare l'avenir", qui avance tout en respectant le "non" à la Constitution européenne. "Si la France va mal, ce n'est pas parce qu'elle manque d'atouts, c'est parce que ses gouvernants les gaspillent", a-t-elle assuré, plaidant pour sa part pour "un exercice du pouvoir, simple, direct et authentique".
A lire sur le site du Monde le 04/01/07
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