Donner la parole aux Putéoliens
La période des vœux est l’occasion pour nombre de responsables politiques ou autres de faire leur bilan et d’annoncer leurs projets. C’est ce que font habituellement les maires et les petits fours passent après le discours –ou les petits fours font passer le discours- c’est selon !
A Puteaux, c’est seulement petits fours et petits fours de luxe puisque la note -pour les seules réceptions de fin d’année destinées aux personnalités (environ 2.400 personnes)- s’élève à 515.600 euros TTC soit plus de 200 euros par invité. A ce prix-là, on est prié d’apprécier. Pas de discours et mieux encore pas de débats publics où les citoyens pourraient s’exprimer en direct. Le dernier en date remonte au 8 septembre 2003, il concernait le plan local d’urbanisme et la loi le rendait obligatoire. Animé par l’ancien maire M. Ceccaldi-Raynaud, le débat avait réuni plus de cinq cents personnes au Palais des congrès et près de 70 questions avaient été posées. Ces chiffres montrent bien que nombre de Putéoliens s’intéressent au devenir de leur ville et souhaitent influer sur son développement. Mais depuis plus rien…
De même du côté des "conseils consultatifs". Nous avions demandé la création d’un "conseil communal jeunes" la municipalité a mis en place un "conseil communal enfance" réservé aux seuls élèves de CM2. Pourquoi ne pas permettre aux jeunes de poursuivre leur action et leur formation après leur entrée au collège ? Ils auraient alors davantage d’esprit critique. Sachez par ailleurs que les élus de l’opposition ne peuvent participer aux séances plénières de ce conseil contrairement à ce qui se passe dans les autres villes.
Nous pourrions également évoquer la désignation de prétendus "représentants de quartier". Les citoyens qui s’étaient portés candidats ont attendu en vain de pouvoir organiser des réunions dans leurs quartiers. La municipalité s’est contentée de les inviter à des dîners ! Quant à donner la parole aux citoyens étrangers résidant dans notre ville depuis plus de cinq ans -au travers d’un "conseil des citoyens étrangers"-, il n’en a jamais été question.
Bref, pour s’exprimer, il ne reste que les sites internet pour ceux qui ont la chance d’être connectés. Là encore la bataille fut rude et elle n’est pas encore terminée. La municipalité poursuit ses attaques contre M. Grébert, animateur du site monputeaux.com. Le maire et son père, condamnés pour diffamation le 5 septembre dernier, ont fait appel. Ce nouveau procès aura lieu le 1er mars 2007. Quant au procès opposant la mairie au Parisien et à monputeaux, il reviendra en appel le 25 avril.
Ces pratiques anti-démocratiques doivent disparaître : il est plus que temps de donner réellement et fréquemment la parole à tous les Putéoliens.
Tribune parue dans le "Puteaux infos" du mois de février 2007
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