Puteaux : Les écoliers rackettés témoignent, les parents subissent des pressions (Le Parisien)
Hier matin, avant les cours, instituteurs et parents d'élèves de l'école Benoît Malon - encore sous le choc d'avoir appris qu'une dizaine de gamins subissaient depuis des mois les violences et le racket d'une bande d'adolescents- ont pris le temps de se rencontrer (...) "pour que tout le monde ait les mêmes informations" mais aussi pour commencer à "réfléchir à la façon d'encadrer les petits qui ne sont pas pris en charge par un adulte à la sortie de l'école".
(...) Aujourd'hui, E. commence à raconter. "Je comprends maintenant, se désole sa maman. Il avait changé de caractère, il voulait vendre les cassettes de sa console de jeux, il demandait souvent de l'argent pour aller au Mac Do, et ensuite il revenait manger ici..."
Comme une dizaine d'autres familles, les parents d'E. ont porté plainte. Une démarche qui n'a pas plu à tout le monde. "Des jeunes sont venus me voir, chez moi, témoigne une maman. D'abord pour me dire que ce n'était pas eux, puis pour me demander de retirer ma plainte." La jeune femme n'a pas cédé. Mais de sa fenêtre, elle surveille la rue avec angoisse. "Je suis très inquiète aujourd'hui comme beaucoup de parents."
Faut-il comprendre que les jeunes mis en examen ont été relâchés ? Si tel est le cas, pourquoi ne sont-ils pas étroitement surveillés ? Est-ce aux victimes et à leurs parents d'être dans l'angoisse ?
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