Vu la date choisie, le quorum fut atteint de justesse et grâce à la présence des élus d'opposition !
Le débat d'orientations budgétaires (DOB) s'est réduit comme toujours à un dialogue de sourds : la majorité préférant fêtes, réceptions, espaces verts ou pots de fleurs à un engagement en faveur des plus démunis ou simplement des Putéoliens en difficulté passagère que ce soit pour le logement ou pour des aides occasionnelles. (1)
La note remise aux élus pour ce débat brillait d'ailleurs par son indigence : comme toujours une liste à la Prévert et aucune présentation d'orientations précises et hiérarchisées.
Le "débat" s'est terminé dans un climat délétère et des insultes ont fusé entre la Majorité et le groupe Alternance Puteaux.
En ce qui concerne les autres questions, j'ai relevé un don de 20.000€ à l'Unicef pour des actions en faveur d'Haïti, une somme importante pour des travaux à Kati (ville du Mali jumelée avec Puteaux), l'achat des poèmes de Brandebourg d'André Frénaud illustrés par Jacques Villon et le projet d'une intercommunalité avec Courbevoie.
Il s'agit pour l'instant de recourir aux services d'un cabinet de conseil eu égard aux enjeux stratégiques de la réforme des collectivités territoriales afin d'accompagner les deux communes dans la définition et la mise en oeuvre d'une intercommunalité d'où nécessité de signer une convention constitutive d'un groupement de commandes entre les deux villes (Question 31)
Les deux villes sont proches en terme de revenus et il ne restait d'ailleurs plus beaucoup d'autres choix, Nanterre, Suresnes et Rueil-Malmaison s'étant regroupées de leur côté. Nous souhaitons que l'intercommunalité permette de bâtir un autre rapport de force avec les pouvoirs publics afin qu'un plan de renouveau surdimensionné ne nous soit pas imposé à La Défense. Mais peut-on vraiment attendre cette orientation de la nouvelle présidente de l'EPAD ?
A noter enfin qu'une minute de silence a été observée en début de séance à la mémoire de notre camarade Gérard Brisset.
(1) Lire ci-dessous un extrait du discours de Stéphane Vazia pour le débat d'orientations budgétaires
Nous aurions aimé trouver dans ce document…
La solidarité tout d’abord,
les difficultés des Putéoliens vont s’accroître et le budget du CCAS devrait
être davantage soutenu. Avec un effort accru (ne serait-ce que pour les dépenses énergétiques) en
direction
Vous devez également faire des efforts sur le logement, (combien de demandes en attente ?) en préemptant davantage les terrains et les immeubles indignes, qui sont mis en vente, afin de les réserver pour des logements sociaux, vous l’avez fait pour les équipements publics, vous devez le faire pour les logements.
Pensons aussi aux écoles. Vous parlez de rénover la restauration des cantines scolaires du Groupe Jacotot, allez vous enfin, comme vous en avez l’obligation, ce que le Conseil d’état a rappelé récemment ; allez vous enfin accueillir tous les enfants dans les cantines ?
Allez-vous enfin construire de nouvelles écoles publiques comme la loi nous l’autorise (art L2121-30 du CGCT) pour que nous ayons des écoles à taille humaine qui favorisent l’épanouissement de nos enfants et qui sont un rempart aux violences qui ne cessent de croître ? Et Puteaux n’est pas épargnée.
Lorsque l’on constate la politique que le gouvernement actuel entend suivre sur cette question : suppression de postes, suppression du RASED, nous ne pouvons être qu’inquiets quant à l’avenir de nos enfants. Quand nous savons que vous allez favoriser l’implantation d’un collège privé sur Puteaux, nous sommes légitimement en droit de vous demander quelles sont vos priorités pour l’Ecole.
Madame Ceccaldi, votre note d’orientation budgétaire ne nous inspire pas confiance pour l’avenir des Putéoliens. Elle ne présage rien de très bon dans le budget que vous allez prochainement nous proposer. Vous n’avez tiré aucune conséquence des remarques que nous vous avons faites depuis deux ans (et plus), aucune conséquence des données conjoncturelles (la crise par exemple) et structurelles (la suppression de la TP).
Le groupe socialiste ne peut
approuver cette orientation budgétaire. Madame Ceccaldi, il n’est pas
trop tard,
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