"La fête des voisins ...
Mme Ceccaldi parcourait les rues de Puteaux mardi dernier accompagnée d'un photographe.
"Bel immeuble, vous devriez refaire la façade, si c'était moi je ferais de belles modénatures …" (Joëlle Ceccaldi-Raynaud).
Merci du conseil, seulement derrière les façades, vivent des gens, accumulant les difficultés, crise du logement, précarité de leur situation professionnelle.
Qu’une ville soit fière de la propreté de ses immeubles, de l’embellissement de ses façades, rien de plus naturel. Qu'un Maire encourage les propriétaires, rien de plus normal. Encore faut-il penser aux habitants.
Les Putéoliens doivent être relogés, en cas d’expulsion, à Puteaux.
La vente des immeubles « à la découpe » entraîne obligatoirement des expulsions. Mais alors ?
Alors :
- Un Maire digne de ce nom se doit de réserver des appartements en H.L.M. pour le relogement des familles touchées par ces procédés nouveaux, modernes, mais inhumains
- Mieux encore, un Maire humaniste se doit de faire valoir son « droit de préemption » et d’acquérir les immeubles voués à la vente à la découpe, les remettre en état, les embellir, et, ensuite les relouer aux familles provisoirement hébergées, durant les travaux de rénovation.
Ainsi, chacun conserve sa fierté d'appartenir à une communauté conviviale, les familles modestes comme les édiles, avec les citoyens d’une même COMMUNE, d’une même VILLE.
Seulement voila, cela ne fait pas partie ni des choix ni des priorités de Madame le Maire, nous le savions, les Putéoliens qui viennent nous voir nous le confirment chaque jour.
Dans l'immeuble du 4 bis, rue Eichenberger, Mme X et ses trois enfants de 7, 5 et 4 ans occupaient un trois pièces loué 622€ par mois. Mme X était dans l'impossibilité d'acheter.
Mme Nadine Jeanne conseillère municipale (PS) a adressé un courrier au Maire, nous avons accompagné la maman de Nytyananda, Raphaël et Chloris la rencontrer, sous sa magnifique tente bleue, les parents de l'école des deux petits ont majoritairement signé une pétition pour soutenir cette maman.
"Je vais m'occuper de votre cas en urgence" avait assuré Mme Ceccaldi.
C'est le jour présumé de son expulsion le 31 mai, que la réponse à son courrier est arrivée : "Nous accusons réception de votre dossier...nous examinons votre demande...". La famille était déjà partie… dans le 93. La plus jeune des enfants (4 ans) a dû quitter l'école compte tenu de l'éloignement du nouveau logement, les deux grands sont hébergés chez des voisins pour leur permettre de finir leur année scolaire en CP et en grande section de maternelle.
"Les Putéoliens me réclament plus de fêtes" (Joëlle Ceccaldi-Raynaud).
Nous doutons, Madame le Maire, avec tout le respect que l'on vous doit, que la cohorte de gens, qui viennent à votre rencontre sous votre tente, avec leurs dossiers sous le bras, vous présentent leurs projets de festivités.
Occupez vous un peu moins des fêtes, des façades des immeubles et des palais, Madame le Maire, et davantage des citoyens. Nous voulons une ville plus solidaire.
Communiqué de la section du PS de Puteaux
N.B. Pour ma part, je n'ai reçu aucune réponse à mon courrier.
A propos des ventes "à la découpe", voir ma note du 11 février 2005
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