Pascal Quignard dédicace "La nuit sexuelle" aujourd'hui à Puteaux

Pascal Quignard - écrivain rendu célèbre par son roman Tous les matins du monde, adapté au cinéma par Alain Corneau- sera aujourd'hui à la librairie de l'Amandier pour dédicacer "La nuit sexuelle", un essai rempli de superbes iconographies, paru aux éditions Flammarion Beaux Livres.

A partir de 16 heures, librairie de l'Amandier, 9 bld Richard Wallace à Puteaux
(source : Le Parisien du 10 novembre)

Evasion poétique : Grabuge on parle de Char, viens...

Conf1_charverrineGrabuge on parle de Char, viens... Ainsi commence un article sur René Char (1907-1988)... Ainsi commence un blog consacré aux auteurs qui "font les textes de fracture".

Char est comme [Gracq] l'homme de la liberté et de la solitude, mais d'une solitude un peu apprivoisée ; il est aussi l'homme de l'approfondissement. Il creuse aussi droit qu'il peut, aussi loin qu'il a la force.
Autrefois, à Pernes, il se faisait des "concours de sillons". Un vaste champ était offert à ce jeu de laboureurs. Ils arrivaient avec leur brabant, leur meilleure bête – on disait plutôt bête que cheval – et leur bon fouet tressé. La palme revenait à qui avait su tracer le sillon rectiligne le plus parfait sur la distance fixée – et elle était longue ! Char est de cette Provence où les paysans, par amusement, par délassement, se livraient à ces jeux de force et d'habileté. (...)
Char laboure. Il va droit, pesant de tout son poids sur les mancherons de sa charrue, pour faire rouler de chaque côté des versoirs luisants une terre vivante, grasse, riche et dont chaque motte révèle ce que cachent les herbes folles et les fleurs dont d'autres composent leurs bouquets.
(Souvenirs désordonnés de José Corti)

Un blog à suivre et un auteur à creuser...

Photo : René Char (Chants de la Balandrane)

Contre la peine de mort : un livre de Robert Badinter

Robert_badinter_8204Il y a exactement un quart de siècle (1), Robert Badinter, garde des Sceaux dans le gouvernement de Pierre Mauroy, faisait abolir par le Parlement la peine de mort, conformément à l'engagement pris par François Mitterrand lorsqu'il était candidat de la gauche unie à la présidence de la République.

On oublie trop souvent que cet engagement avait été pris alors que l'opinion française était encore très majoritairement favorable à la peine capitale. Ce fut l'inlassable combat de Robert Badinter que de requérir la mort pour la peine de mort, d'abord en France tout au long de procès d'assises évoqués notamment dans L'Exécution puis dans L'Abolition ; ensuite dans le reste du monde, notamment aujourd'hui encore dans certains Etats américains et en Chine.

2213630526"Le jour viendra où il n'y aura plus, sur la surface de cette terre, de condamné à mort au nom de la justice, écrit Robert Badinter. Je ne verrai pas ce jour-là. Mais ma conviction est absolue : la peine de mort est vouée à disparaître de ce monde plus tôt que les sceptiques, les nostalgiques ou les amateurs de supplices le pensent".

Contre la peine de mort de Robert Badinter aux éditions Fayard

(1) Lire son discours à l'Assemblée nationale le 17 septembre 1981

Photo : Robert Badinter le 8 février 2004 sur le marché Chantecoq à Puteaux (voir mon ancienne page).

L'immeuble Yacoubian : un roman culte d'Alaa El Aswany

274275885201lzzzzzzz_1Si vous vous intéressez à l'Egypte contemporaine et non pas seulement à celle des Pharaons, voici un roman qui devrait vous plaire.
A travers l’histoire d’un immeuble et de ses habitants, Alaa El Aswany retrace cinquante ans d’histoire égyptienne. Ce livre – qui a connu un succès extraordinaire depuis sa parution en 2002 – vient d’être traduit en français et publié chez Actes sud.

L'auteur nous fait découvrir Zaki bey Dessouki*, vieil aristocrate quasiment ruiné par la révolution nassérienne mais qui n'a jamais voulu quitter l'Egypte, Hatem, homosexuel éperdu d’amour pour Abdou, jeune marié qu'il achète "à coups de cadeaux", Taha, le jeune islamiste qui rêvait de devenir policier et Boussaïna**, sa "fiancée" conduite à accorder quelques "faveurs" à ses patrons pour faire vivre la famille, ou encore Azzam, un homme d'affaires qui s'offre une carrière politique, grâce au "Grand Homme" – Nasser ou Moubarak, selon la lecture qu’on choisira de faire – et à ses sbires.

"Un roman qui dévoile, mais qui n’est pas une entreprise de démolition pour autant. Car de ces destins mêlés émane, finalement, plus de tendresse que d’amertume", estime le critique de Télérama. Certes mais que de destins brisés.

Lire la suite "L'immeuble Yacoubian : un roman culte d'Alaa El Aswany" »

Salons du livre à Montreuil et à Nanterre

237 Du mercredi 30 novembre au lundi 5 décembre 2005 se tient à Montreuil le Salon du livre et de la presse jeunesse. Cette 21ème rencontre du monde de l'édition pour l'enfance invite le Brésil et une parade d'animaux.
Manifestation majeure de la littérature de jeunesse, ce Salon a su soutenir et promouvoir l'édition pour l'enfance dès sa création en 1984. Il s'attache à suivre les profondes transformations de cette littérature qui s'est affirmée dans sa richesse et sa diversité de formes et de supports.

Le samedi 10 décembre, l'Hôtel du Département à Nanterre (2-16 bld Soufflot) se transformera l'espace d'une journée en un lieu animé par les livres et la lecture.

Hommage à Jean-Michel Folon, l'illustrateur de la Déclaration universelle des droits de l'Homme

Livr_declar "Tout le monde en parle. Personne ne la lit", écrit Jean-Michel Folon dans l'Avant-propos du livre. "Voila pourquoi, à la demande d'Amnesty International, j'ai illustré la déclaration universelle des droits de l'homme. Et les images de ce livre sont venues de ma propre mémoire. Une mémoire qui ressemble à des millions de mémoires. Celles qui n'ont rien oublié de l'impuissance de toute politique devant le mal dans l'homme. Pourtant, ce livre nous aide à croire le contraire. Un livre comme une bouée de sauvetage. Un livre comme une chance. Un seul livre devant le mal dans l'homme."

Déclaration universelle des droits de l'homme. Illustrations de Jean-Michel Folon. Amnesty International Belgique et Fixot, 1988. Collection Folio, Paris, 1998.

Le scandale du logement : le nouveau livre de Marie-Noëlle Lienemann

1275180x180 La situation est sans appel. Nous sommes à des lustres de ce qu’un pays riche comme la France, terre des Droits de l’homme, peut et doit faire pour répondre aux besoins et aux attentes des citoyens. Rien ne serait pire que de se résigner, de demeurer indifférents devant des problèmes qui peuvent tous nous toucher et qui mettent en cause l’idée que nous nous faisons de notre modèle social. Dans une France qui doute d’elle-même, nous devons relever ce grand défi, celui du droit au logement, à un logement décent pour toutes celles et ceux qui vivent sur notre sol.

Marie-Noëlle Lienemann a été ministre déléguée au Logement de 1992 à 1993 puis secrétaire d'Etat au Logement en 2001-2002. Critique sur l'action du gouvernement et sans complaisance sur l'action passée de la gauche, elle montre qu'une autre politique est possible.

Lire d'autres extraits sur son blog.

Monsieur Ibrahim et les fleurs du Coran

315009118703lzzzzzzz Ce texte de 60 pages est un petit bijou. Avec beaucoup d'humour, Eric-Emmanuel Schmitt en fait "le lieu d'une réflexion sur l'amitié, la force de vivre, la tolérance."
A l'origine, il avait écrit une pièce de théâtre Momo, le monologue d'un adulte qui se souvient de son adolescence, rue Bleue à Paris. Ensuite, la pièce est devenue une nouvelle : elle porte le nom d'un épicier, celui dont Momo se souvient dans la pièce.

(...) Monsieur Ibrahim, de l'avis général, passait pour un sage. Sans doute parce qu'il était depuis au moins quarante ans l'Arabe d'une rue juive. Sans doute parce qu'il souriait beaucoup et parlait peu. Sans doute parce qu'il semblait échapper à l'agitation ordinaire des mortels, surtout des mortels parisiens, ne bougeant jamais, telle une branche greffée sur son tabouret, ne rangeant jamais son étal devant qui que ce soit, et disparaissant on ne sait où entre minuit et huit heures du matin." (...)

- Je ne suis pas Arabe, Momo (1), je viens du Croissant d'Or (2).
- Alors pourquoi on dit que vous êtes l'Arabe de la rue, si vous n'êtes pas arabe ?
- Arabe, Momo, ça veut dire "ouvert de huit heures du matin jusqu'à minuit et même le dimanche" dans l'épicerie
.

(1) Le narrateur s'appelle Moïse.
(2) région qui va de l'Anatolie jusqu'à la Perse.

Primo Levi au camp de Monowitz

51tf79hs87l_aa240_Face au Doktor Pannwitz qui s'apprête à lui faire passer un examen de chimie, Primo Levi perçoit soudain son statut de spécimen zoologique :
"Son regard ne fut pas celui d'un homme à un autre homme ; et si je pouvais expliquer à fond la nature de ce regard, échangé comme à travers la vitre d'un aquarium entre deux êtres appartenant à deux mondes différents, j'aurais expliqué du même coup l'essence du Troisième Reich.
Tout ce que nous pensions et disions des Allemands prit forme en cet instant. Le cerveau qui commandait à ces yeux bleus et à ces mains soignées disait clairement : " Ce quelque chose que j'ai là devant moi appartient à une espèce qu'il importe sans nul doute de supprimer. Mais dans le cas présent, il convient auparavant de s'assurer qu'il ne renferme pas quelque élément utilisable."(1)
(1) Primo Levi, Si c'est un homme

Le camp de Monowitz, où Primo Levi a été envoyé, appartient à ce qu'on a nommé l'empire concentrationnaire d'Auschwitz, qui comprenait en tout une quarantaine de camps. Ce camp était associé à une usine, la Buna, qui appartenait elle-même à une grande entreprise allemande : IG-Farben. La sélection des prisonniers à exterminer y est donc pratiquée avec plus de modération- elle est dans ce camp de 10 à 15 %- : "Un ouvrier qui meurt au bout d'une semaine ne nous sert à rien. Nous voulons des ouvriers qui tiennent au moins trois ou six mois."(2)
(2) Entretien avec Risa Sodi, dans Conversations et entretiens.

Puteaux et Madame Bâ

412k7maetdl_aa240_Avez-vous lu le livre d'Erik Orsenna, Madame Bâ ? A propos de ce livre paru en 2003 (éditions Fayard/Stock), l'auteur précise que c'est d'abord le portrait d'une femme :"Une femme africaine, c'est-à-dire une femme qui, plus encore que les autres femmes, doit lutter pour sa dignité et sa liberté".
Une de mes amies vient de le lire. Je vous livre ici la fiche de lecture qu'elle m'a envoyée :

Superbe bouquin d’Erik Orsenna qui vous plonge dans la magie de la culture africaine, et plus précisément malienne, à travers l’histoire de Madame Bâ.
Madame Bâ souhaite se rendre en France pour "sauver" son petit fils qui a été avalé par les "ogres" du football.
Une première demande de visa lui est refusée, aussi entreprend-elle de solliciter l'intervention du Président de la République française, auquel elle s’adresse dans une longue requête, s’efforçant de répondre scrupuleusement à toutes les questions posées par le formulaire 13-0021. Vrai choc des cultures que de remplir ce formulaire tant il est difficile pour cette femme africaine d'y faire entrer toute sa vie.
Sans complaisance, Madame Bâ raconte l’Afrique d’aujourd’hui, ses violences, ses rêves cassés, ses mafias mais aussi ses richesses éternelles de solidarité, ce formidable tissage entre les êtres.
On y découvre aussi, les lâchetés de la France, sa participation ou son laisser faire dans les trafics de visas et autres corruptions…
Et cerise sur le gâteau, Puteaux a droit à sa citation (p 265).

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Legislatives 2007 : Puteaux et Neuilly

Cantonales 2004 : François Hollande à Puteaux

  • François Hollande, Pascal Buchet et Nadine Jeanne
    Dimanche 7 mars 2004, François Hollande vient soutenir Nadine Jeanne, candidate aux élections cantonales

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  • "Le monde n'a plus besoin de murs ! Nous devons mettre le nez dehors et construire de plus en plus de ponts." Colin Higgins

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