Suite à l'incendie volontaire d'un bus de la ligne 258 mercredi dernier à hauteur de Nanterre, Philippe Lacroix, maire-adjoint de Nanterre, s'interroge sur le traitement médiatique de certains "faits-divers".
"Un journal à grand tirage a jugé bon de titrer "Nanterre, sous le choc". Ce n'est pas le cas. Alors pourquoi ce titre ?
J'ai été interwievé par deux journalistes, le premier le jeudi matin et le second, le vendredi après-midi. L'un et l'autre n'ont eu de cesse de vouloir me faire dire que je pensais que c'était l'oeuvre de sbires, dans une sorte de complot ourdi, par on ne sait qui, mais dont la motivation était de générer une situation comparable à celle qui, en 2002, avait apeuré les populations. Plus précisément, j'ai dû fortement exprimé qu'à ma connaissance, ce n'était pas un acte d'incendiaires commandité par des réseaux de droite ou d'extrême-droite. Chaque question y revenait, d'une manière ou d'une autre. (...) Il me semble que nous sommes dans une sorte de "fétichisme médiatique". La notion "d'anniversaire" des événements de novembre 2005 est de cet ordre. Nous sommes face à un refus d'analyse pour verser dans du sensationnalisme et du prêt à pensée."
Je partage son point de vue et j'attends pour ma part des medias qu'ils m'informent des doléances recueillies par les jeunes tout au long de leur tour de France et déposées récemment à l'Assemblée nationale et qu'ils me donnent des éléments clairs d'information sur ce qui a été fait depuis un an et plus pour améliorer la situation. Les mêmes "faits divers" en boucle, on a déjà donné !
Mise à jour : Le pire vient d'arriver. Une étudiante d'origine sénégalaise de 26 ans a été brûlée à près de 70 % lors de l'attaque d'un autobus par un groupe d'adolescents, à Marseille, samedi 28 octobre au soir. La jeune femme lutte contre la mort, et, pour les médecins, "le pronostic vital est engagé".
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